Récemment, une méta-analyse a évalué les effets d’une thérapie régénérative avec des cellules autologues pour traiter l’incontinence urinaire d’effort. Cette méta-analyse retrouve globalement un taux de guérison de l’ordre de 41%, avec une amélioration dans 55% des cas. Plusieurs types de biothérapies peuvent être utilisés, comme les cellules souches mésenchymateuses cultivées ou non cultivées, le plasma enrichi en plaquettes.
Les cellules souches mésenchymateuses peuvent être obtenues à partir de tissus adipeux, de graisses, de muscles striés squelettiques ou du sang ombilical. L’objectif principal de cette méta-analyse était d’évaluer le taux de guérison qui a été estimé à 41 % en sachant que cette étude s’est basée sur le résultat.
21 publications ont été analysées représentant un total de 591 patients. Il y a eu très peu d’effets secondaires, environ 7% des cas consistant en des douleurs passagères, un léger saignement ou une infection urinaire.
Il a été noté dans la plupart de ces études une réduction du pad test (ou test de pesée des protections urinaires), du nombre et de la fréquence des fuites urinaires quotidiennes et une amélioration des scores de qualité de vie.
Par conséquent, la thérapie cellulaire a un certain niveau d’efficacité, qui pour le moment reste inférieur à celui des interventions classiques chez la femme comme la pose de branlettes sous-urétrales ou le sphincter artificiel. Mais l’énorme avantage réside dans le fait que la thérapie cellulaire n’implique pas l’implantation d’un corps étranger ou d’une prothèse comme les traitements classiques de l’incontinence urinaire. Il est clair que les complications potentielles générées par l’implantation de matériel étranger autour de l’urètre, comme la bandelette TVT ou le sphincter artificiel, poussent à développer des thérapies régénératives.
Ce type de thérapie a d’autre part l’avantage de pouvoir être réitéré, ce qui n’est pas vraiment le cas des traitements classiques. Ce taux de guérison de 41 % doit donc être discuté
avec la perspective de pouvoir répéter ce traitement pour obtenir un effet optimal.